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Mali-L'armée fait état d'attaques simultanées de groupes "terroristes"
information fournie par Reuters 25/04/2026 à 13:42

(Actualisé avec précisions de l'armée)

L'armée malienne a fait savoir que des groupes armés "terroristes", non identifiés, avaient attaqué samedi en matinée plusieurs positions militaires à Bamako et autour de la capitale, ainsi que dans d'autres localités du pays, dans le cadre d'une opération apparemment coordonnée impliquant plusieurs groupes.

En milieu de journée, l'armée a précisé que la situation était désormais sous contrôle.

Deux puissantes explosions et des tirs soutenus ont été entendus peu avant 6 heures du matin (06h00 GMT) près de Kati, dans la banlieue de Bamako, où se situe la principale base militaire du malienne, tandis que des soldats ont été déployés pour bloquer les routes autour du secteur, a rapporté un journaliste de Reuters.

Des événements similaires ont éclaté à peu près au même moment dans la ville de Sévaré, dans le centre du pays, ainsi que dans les villes de Kidal et de Gao, dans le nord du Mali.

"On entend des coups de feu partout", raconte un témoin à Sévaré.

Des coups de feu ont été entendus à proximité de l'aéroport de Bamako, qui abrite des forces russes, a déclaré un habitant, sous couvert d'anonymat.

"On entend des coups de feu en direction du camp militaire. Ce n'est pas l'aéroport lui-même, mais le camp qui assure sa sécurité", a-t-il précisé.

Le Mali, où l'armée a pris le pouvoir après deux coups d'Etat en 2020 et 2021, est aux prises depuis plus d'une décennie à une insurrection armée de groupes djihadistes liés à Al Qaïda et l'Etat islamique. Le pays fait également face à une rébellion touarègue dans le nord.

Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du Front de libération de l'Azawad (FLA), une alliance rebelle à dominante touarègue, a déclaré sur les réseaux sociaux que ses forces avaient pris le contrôle de plusieurs positions à Kidal et Gao. Reuters n'a pas pu vérifier cette information de manière indépendante.

Quatre sources au sein de la sécurité ont indiqué que la branche régionale d'Al Qaïda, Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), était également impliquée dans les attaques de samedi.

JNIM, qui organise fréquemment des attaques contre des installations militaires dans une grande partie du Mali, n'a pas revendiqué dans l'immédiat l'attaque signalée par l'armée malienne. L'Etat islamique dans la province du Sahel (ISSP) n'a pas non plus revendiqué cette attaque.

Le gouvernement malien, dirigé par Assimi Goïta, a choisi de s'appuyer sur des mercenaires russes pour assurer sa sécurité, rejetant les accords de coopération en matière de défense jadis signés avec les pays occidentaux.

Bamako a également renforcé récemment ses liens avec les Etats-Unis.

Reuters avait rapporté en mars que le Mali et les Etats-Unis étaient sur le point de conclure un accord qui permettrait à Washington de reprendre les vols d'avions et de drones au-dessus de l'espace aérien du pays afin de recueillir des renseignements sur les groupes djihadistes.

L'ambassade des Etats-Unis au Mali a recommandé à ses ressortissants de se confiner sur place.

(Reportage bureau de Reuters; avec la contribution de David Lewis et Portia Crowe; rédigé par Robbie Corey-Boulet et Bate Felix; version française Claude Chendjou)

1 commentaire

  • 13:21

    Mais que font les milices russes autrefois dirigées par un Prigogine assa.ssiné par Poutine et qui devaient protéger le Mali des attaques djihadistes? Elles se contentent de maintenir par la force la junte militaire au pouvoir afin de pouvoir piller les ressources du pays…


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